Ma dépression : une maladie professionnelle
" Ça a été difficile, mais j'ai réussi à faire passer ma dépression comme maladie professionnelle, alors que la CPAM refusait de la prendre en charge.
Je suis secrétaire dans un cabinet de courtage en assurance. Les relations entre les différents membres de l'équipe étaient de plus en plus tendues. J'approche l'âge de la retraite, et je pense que mon employeur voulait se débarrasser de moi au profit d'une petite jeune un peu plus présentable... Il a donc tout fait pour que je craque. J'ai compris, peut-être un peu tard, que ce qu'il faisait était du harcèlement moral. On me donnait de moins en moins de travail, tout en me reprochant de plus en plus de choses. Entre l'ambiance détestable au sein du cabinet et les réprimandes de plus en plus injustes, j'ai fini par craquer. Un jour que mon patron me hurlait dessus, j'ai été prise de tremblements et j'ai fait un malaise. Le médecin a alors diagnostiqué une dépression nerveuse.
Mais la CPAM refusait de la prendre en charge comme maladie professionnelle. Sur les conseils d'un avocat, j'ai donc fait d'abord un recours devant la CPAM, mais ça n'a rien changé. J'ai donc dû faire une action en justice, devant le Tribunal des affaires de la Sécurité sociale, qui a reconnu le caractère professionnel de la maladie. J'ai ainsi pu être prise en charge au titre d'une maladie professionnelle pour ma dépression nerveuse. Je suis actuellement en arrêt, et je me demande ce qui va se passer quand je vais retourner travailler. Si j'arrive à y retourner. Je conseille en tout cas à tous les salariés victime de harcèlement de réagir au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard. "
Mireille, 53 ans, secrétaire dans un cabinet de courtage
Mais la CPAM refusait de la prendre en charge comme maladie professionnelle. Sur les conseils d'un avocat, j'ai donc fait d'abord un recours devant la CPAM, mais ça n'a rien changé. J'ai donc dû faire une action en justice, devant le Tribunal des affaires de la Sécurité sociale, qui a reconnu le caractère professionnel de la maladie. J'ai ainsi pu être prise en charge au titre d'une maladie professionnelle pour ma dépression nerveuse. Je suis actuellement en arrêt, et je me demande ce qui va se passer quand je vais retourner travailler. Si j'arrive à y retourner. Je conseille en tout cas à tous les salariés victime de harcèlement de réagir au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard. "
Mireille, 53 ans, secrétaire dans un cabinet de courtage





